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INTERVIEW DE JOËL GUILLON

INTERVIEW DE JOËL GUILLON

Interview Semaine de l'Excellence

Dans le cadre de la Semaine de l’Excellence 2018, j’ai rencontré Joël Guillon, révélateur de talent et intervenant à cet événement Inédit en Martinique:

Voici la retranscription de cette interview :

Marie-Noëlle Fédronie (MNF) : Bonjour Joël, je suis vraiment honorée que tu es accepté de faire cette interview avec moi. Aujourd’hui, je suis là en tant qu’organisatrice de la Semaine de l’Excellence en Martinique qui aura lieu du 7 au 13 Mai 2018 à l’Espace Sonate à Fort-de-France. Joël, je t’ai rencontré il y a un an maintenant et j’ai découvert que tu étais un révélateur de talent. Ça c’est ce que tu dis comme titre, mais le nom de ton atelier s’appelle « Découvrir son Excellence ». Lorsque j’ai découvert ton atelier l’excellence ça voulait dire: ‘qu’est-ce que moi je fais de mieux que personne’, c’est ma propre définition. Comment pourrais-tu expliquer l’excellence ?

Joël Guillon (JG) : L’excellence c’est un mot un peu fourre-tout je préfère dire « mode d’action » dans lequel les gens sont en maîtrise et en excellence. J’ai découvert qu’on avait tous un mode d’action qu’on avait construit de 0 à 16 ans. Que ce mode d’action était la clé de tous nos succès, et de tous nos échecs aussi, puisque ce mode opératoire on l’a construit pour modifier notre environnement, pour agir sur le monde, et laisser notre empreinte sur le monde. C’est un mode opératoire qui est un méta processus, un automatisme dont nous n’avons pas conscience. La police le sait d’ailleurs, puisque c’est comme ça qu’elle repère les criminelles en série. Ils agissent toujours de la même manière et ils n’en sont pas conscients. Donc si ça existe pour les gens malhonnêtes, il y a de fortes chances que ça existe pour les gens honnêtes. Après c’est un moteur, un outil, c’est notre conscience qui nous fait agir pour le bien ou pour le mal, forte heureusement la plupart des gens l’utilisent pour le bien.

MNF : Heureusement !(rire)

JG : Tout à fait!

MNF : Donc tu as dit quelque chose d’important, mais je voudrais reposer la question pour que les gens comprennent bien. À quel âge développe-t-on son mode opératoire ?

JG : On le développe dès tout petit, de la naissance jusqu’à 16 ans. C’est comme tout être vivant, on naît avec un potentiel, des talents, une passion, un potentiel d’intelligence, un potentiel émotionnel, et puis on va être impacté par notre environnement de façon heureuse et malheureuse.  Quand on subit des évènements heureux, on a tendance à y retourner, quand on subit des évènements malheureux, on va tout faire pour s’en sortir, et donc c’est dans cette dynamique-là tout au long de notre enfance qu’on va construire ce mode opératoire en place à 16 ans. À 16 ans on a donc un mode d’action dans lequel on est en maîtrise et en excellence, on n’en a qu’un seul. Les gens disent « On n’en a qu’un seul ? » Oui, on n’a qu’une tête forte heureusement (rire). C’est un moteur qui nous permet quand même de découvrir le monde, qui nous permet d’apprendre, qui nous permet de comprendre, d’analyser, qui nous permet de créer, et qui nous permet d’agir sur le monde, c’est quand même un moteur formidable.

MNF : Ça c’est vraiment intéressant! Donc justement pour les ados tu prends 2 heures, mais pour les adultes il faut 2 jours, donc en un laps de temps de 2 jours tu arrives à découvrir l’excellence des gens ?

JG : Ouais même en 2 heures pour un ado (rire). La difficulté pour les adultes c’est que ça vient heurter ce que l’on appelle leur identité narrative et ils doutent. Ils doutent beaucoup de leur excellence, parce que ce mode opératoire dans lequel ils sont en maîtrise ou en excellence est vraiment trop facile. Ils ne font aucun effort, en plus ils y prennent beaucoup de plaisir, donc ça n’a pas de valeur à leurs yeux, hors pour les autres c’est là qu’ils ont le plus de valeur. Il y a une difficulté pour les adultes d’accepter que cet endroit où ils s’amusent, où ils ne font pas d’effort, où ils sont efficaces, élégants et ils changent vraiment les choses. Ils ont de la difficulté à penser que ça a de la valeur pour eux et pour les autres.

MNF : D’accord. Donc le 1er jour tu aides les participants à révéler leur excellence et le deuxième jour c’est la phase d’intégration ?!

JG : Oui d’intégration. À la fin de la deuxième journée, ils sont capables de dire, voilà comment je fonctionne.  L’intérêt c’est de raconter comment je fonctionne, comment je collecte mes informations, comment je prends, je mémorise, comment j’analyse, comment je créer et comment j’agis.

MNF : D’accord donc je suis curieuse de savoir, et puis-je penser que les internautes aussi, pourquoi est-ce si important de découvrir son mode opératoire identitaire, ou son excellence ?

JG : Oui c’est important ! Il y a très peu de gens qui tombent au bon endroit tout de suite. J’appelle ça les élus, ils tombent au bon endroit, s’épanouissent et réussissent, et ils ne comprennent pas d’ailleurs pourquoi ils réussissent. J’ai rencontré un grand cuisinier, il était tout surpris de son succès, mais parce que tout petit il est tombé dans une cuisine. Il était dans un internat chez les bonnes sœurs et il dit « j’ai toujours été dans la cuisine », et il ne comprend pas son succès, parce que j’appelle ça des élus. La plupart d’entre nous c’est l’inverse, on est quelque part et puis on se cherche, quand on n’est pas bien quelque part ou dans son métier on change, moi j’ai changé au moins une dizaine de fois. Mais pourquoi?  Parce qu’on se cherche, on est dans un contexte où on arrive à exprimer, à mettre en œuvre notre mode opératoire, parfois on y arrive pas et/ou les contextes changent, et on y est plus bien et donc, on est en train de chercher l’endroit où on va se faire plaisir, où on est efficace.

MNF : Et justement quand tu révèles l’excellence des gens quelle est leur réaction généralement ?

JG : Parfois ils sont un peu déçus, « euh ce n’est que ça » C’est trop facile pour eux, ils y prennent trop de plaisir. On est shooté à l’effort quand même, toute notre enfance on s’est entendu dire qu’il fallait faire un effort pour les bonnes notes, un effort pour les examens, un effort pour un beau métier, un effort pour bien progresser (fallait travailler dur) ouais! Alors les enseignants ont raison il n’y a pas d’apprentissage sans effort, il y a toujours un moment si on veut apprendre quelque chose il faut faire un effort. Donc ils ont raison de mettre l’accent sur l’effort, l’erreur c’est qu’on finit par croire que c’est l’effort qui a de la valeur. Hors, dans notre société, l’effort n’a pas grande valeur. Ce qui a de la valeur, c’est ce que je fais facilement et que les autres n’arrivent pas à faire, c’est ce qui a de la valeur aujourd’hui. Donc quand on est expert on fait plus d’efforts, un gymnase qui fait un saut périlleux arrière c’est beau, c’est élégant, c‘est efficace, et puis on voit qu’il s’amuse. Si moi j’essaye de faire pareil, je vais faire beaucoup d’efforts. Le résultat ne sera pas tout à fait le même, on verra que je suis en phase d’apprentissage. L’effort est la signature de l’apprentissage. La signature de l’expert c’est que c’est facile, c’est fluide, c’est élégant, efficace et en plus il prend beaucoup de plaisir, s’il n’y a pas de plaisir il n’est pas expert.

MNF : C’est facile, fluide, élégant et efficace.

JG : Et avec beaucoup de plaisir, s’il n’y a pas de plaisir on n’est pas dans notre excellence.

MNF : Oh! Waouh extraordinaire! Très bien, et puis il y a la sécurité financière, qu’il gagne de l’argent.

JG : Oui il faut œuvrer dans le plaisir et la sérénité financière, parce que si on n’est pas dans la sérénité financière on souffre quand même. C’est le manque d’argent qui est difficile à vivre. Souvent, les travailleurs autonomes par exemple, ils respectent les intérêts de leur client, mais ils ne respectent pas leur propre intérêt parce qu’ils font payer là où ils rament un peu, et pas là où ils s’amusent, ils ont tendance à se voler énormément. Tout ça parce qu’on ne donne pas de valeur au meilleur de soi parce qu’on prend du plaisir. On est presque prêt à payer pour le faire donc on a l’impression presque d’escroquer les gens en leur demandant de l’argent pour là où on s’amuse nous.C’est difficile, c’est contraire à toute la culture qu’on a reçue. C’est l’effort qui génère l’argent non, ce n’est pas l’effort, pour la phase d’apprentissage ok, mais après ce n’est pas l’effort qui génère l’argent.

MNF : Joël tu participes à la Semaine de l’Excellence en Martinique du 7 au 13 mai comme je l’ai mentionné, tu as ton atelier sur 2 jours le 12 et le 13 mai et tu as une conférence, pourquoi la Martinique? Es-tu déjà venu en Martinique ?

JG : Je suis déjà venu en Martinique puisque j’ai eu comme client les Chambres de Commerce et de l’Industrie. Je suis intervenu auprès de tous les conseillers en création d’entreprises, pour les aider à l’époque à mieux dialoguer avec les créateurs d’entreprises.

MNF : Tu reviens dans le cadre de la Semaine de l’Excellence qu’est-ce que tu vas apporter sur l’île?

JG : Cette idée que c’est peut-être dans le plaisir qu’on peut s’épanouir et gagner plus d’argent.

MNF : C’est très intéressant ça.

JG : Je pense

MNF : Au cours de la semaine il y aura différentes activités, il y aura ta conférence et ton atelier, il y aura des ateliers sur les constellations familiales, il y aura aussi une artiste peintre qui va proposer ces toiles énergétiques. Je trouve qu’ils vont vraiment bien avec la découverte de l’excellence parce qu’elle révèle aussi l’essence de la personne à travers ces toiles. Puis il y aura un atelier sur être soi à 100% donc en faite qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui dit « j’aimerais bien, mais ça coûte beaucoup d’argent »

JG : C’est vrai que ça coûte de l’argent parce que ces des petits groupes c’est un travail individualisé. Si je pouvais le faire avec 50 personnes à la fois je serais 10 fois moins cher. En même temps, ce n’est rien par rapport à ce que ça peut rapporter, c’est-à-dire si demain vous œuvrez dans le plaisir et la sérénité financière, je crois que ça ne vaut pas grand-chose.

MNF : C’est vrai parce qu’œuvrer dans le plaisir et la sécurité financière ça veut dire que toutes les actions qu’on va faire après cette semaine-là, vont nous permettre de gagner beaucoup plus que ce qu’on aura investi. Au final, c’est un investissement.

JG : Oui c’est un investissement. L’intérêt c’est que ce soit productif pour chacun. Je me rappelle une participante,  qui disait « non je ne suis pas écrivain ! » etc …qui, depuis, a publié un livre, fait des expositions de peinture et, qui en vit. J’ai reçu un mail ce matin d’une femme qui me remercie parce que ça y est maintenant elle a investi dans une entreprise, elle a trouvé les financements et elle a l’intention d’en racheter 5. (rire) Ça elle ne l’aurait jamais fait avant, donc ça apporte beaucoup aux gens, ça change leur vie quand même.

MNF : Joël pour finir ce que j’aimerais partager avec toi, c’est que moi j’ai découvert mon excellence il y a un an, et ça m’a vraiment permis de confirmer des choses concernant le métier, la profession que je voulais exercer, et aujourd’hui je me sens beaucoup plus à l’aise. C’est vraiment une expérience extraordinaire que j’invite tout un chacun à vivre. La Semaine de l’Excellence a pris naissance en octobre dernier, quand je participais à ton atelier et que je regardais d’autres participants découvrir leur excellence. C’est vraiment extraordinaire. Donc je suis très heureuse que tu viennes en Martinique aider des Martiniquais à faire la même chose. Est-ce que tu as un dernier mot à partager ?

JG : Je suis toujours ravi de découvrir le côté extraordinaire des gens, je suis toujours émerveillé par leur qualité, par leur excellence d’action qui est toujours hors-norme, et qui est toujours différente d’un individu à l’autre. C’est un grand bonheur, de pouvoir aider les gens à être dans le meilleur d’eux-mêmes, et de vraiment œuvrer dans le plaisir et la sérénité financière.

MNF : Il y a une phrase que tu dis que j’aime beaucoup « On n’est pas des êtres ordinaires, on est des êtres extraordinaires. »

 

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